Wednesday, November 28, 2007

translations douteuses - parce que je viens de l'Ontario goddamn

Ça fait une heure que je surfe sur les blogs de mes amis. Je retrourne finalement à mon travail sur Sketchup que je viens d'installer sur l'ordi de la coloc car le mien est en réparation, et je remarque ladite traduction douteuse - Je veux "exploser" un bloc (afin que je puisse supprimer quelques lignes dans celui-ci), mais là dans la version française, c'est beaucoup plus doux : éclater. Côllice, y'est 12h41 du matin, je n'ai eu que 10 heures de sommeil en deux jours et ce soir ne s'annonce pas mieux, j'ai BESOIN d'exploser quelque chose moi !

Mais bon y'a que les étudiants en architecture qui vont vraiment la rire celle-là. Comme quand Élise a dit qu'elle avait un grand espace vide pas de fenêtres dans son projet donc elle a crissé l'amphithéâtre là, et au diable le concept ! On l'a ri pendant 15 minutes.

Mais pour continuer sur les translations douteuses, voici un petit extrait du dialecte typique du franco-ontarien : Ouin ben en fin d'se mène chus allé shopper. Là une fois su'l highway pour me rendre dans l'west island j'me sus dit côllice qu'lé québécois drive mal. J'ai tooté d'la hôrn une coupe de fois mé chus finalement arrivé dans'l'parking du future-shop (prononcé comme s'il était un vrai anglais). Me sus kasiment fait tuer par lés sliding doors en rentrant. Mais là dans section dés computers j'ai vu exactement le cel (racourci de celui) que j'voulas. Mé fuck y'était bent'trop fucking cher, j'pouvais pas l'afforder. So chus rtourné dans l'parking pas d'computer mais j'en ai quand même profité pour m'acheter des nouveaux cartridge d'encre pour mon printer. Mais arrivé à caisse me sus rendu compte que j'avas oublié mon wallet dans l'glove compartment. Une chance que j'avas un peu d'cash su moé.

Scusez, fallait que je la sorte de mon système celle-là. Et ça contribuait à ma procrastination en plus ! Vive le Canada bilingue. Moi je me réfugie ici, au Québec, derrière la loi 101. Je vous raconterai la passe du Tim Hortons un autre tantôt. La plupart l'ont déjà entendue de toute façon. Back to work !

Friday, November 16, 2007

to have the title, or not to have it ?

Vous savez, y'a des jours, desfois, qu'on a plus le goût de faire grand chose. Ou plus le goût de faire les choses que constituent notre vie en ce moment. Je sais pas j'ai pas le goût de faire mes devoirs. Et là je vous entends déjà : il agit donc comme un enfant de 15 ans ! OUI. Mais j'ai pas 15 ans, j'suis à ma première année de maîtrise et maudit que j'aime pas ça. Je n'aime pas le snobbisme pseudo-artistique gau-gauchiste de la moitié des gens avec qui j'étudie, je n'aime pas la charge de travail ahurissante, je n'aime pas qu'on doive tout remettre tout le temps en question, se le faire remettre en question par le prof, et se le faire remettre en question par les critiques. Surtout, la charge de travail AHURISSANTE! Je veux avoir une vie. Je veux pouvoir prendre un samedi pour aller m'entraîner-magasiner-au musée-souper-sortir et récupérer le lendemain en faisant une escapade chez les parents le dimanche et aller bûcher du bois ou fermer la piscine sans que je me sente coupable de ne pas avoir fait de devoirs. Ça ne sera pas avant un autre 4 ans (1 an d'études, 3 ans de stage). FUCK. That's when you realize that your life sucks and you hate it. It wouldn't be so bad if you didnt hate the goddamn program in the first place. But I love the title it will give me. J'aime le titre. Pas trop la jobe. Encore moins le style de vie que ça me donne (et par style de vie je ne veux pas dire la grosse maison et la benz, mais les semaines de 80 heures et les crises cardiaques à 35, 40, 45, 50, 55 et la mort à 60 ans). I hate my life, cuz I'm now my future job, I gave up all the rest and now I'm stuck. Quoi faire ?